La-vie-en-Poesie

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Marquise

 
 
Séquence nostalgie, aujourd'hui, avec ce poème à la mémoire de ma première jument, morte en aout 2008 à l'âge de 30 ans.
 
 
 
 
 
 
 
Marquise
 
Tu étais mon amie, ma mère, ma sœur, ma fille.
Je t’appelais grand-mère, mémé, ou mamie.
Tu étais ma complice, pendant quinze années.
Le temps s’étire, mais je ne peux t’oublier.
 
Toi, tu m’as tant appris, et tu m’as tant donné,
Mon coin de paradis était ton large dos.
Tes grands yeux de velours aux reflets étoilés
Ouvraient une porte sur mon Eldorado.
 
Combien de kilomètres avons-nous voyagé ?
Des milliers, à travers les forêts et les plaines ?
Nos pas nous ont conduit sur des chemins ailés
Parfumés par nos rêves et par la marjolaine.
 
Ta vie fut longue, douce et belle, j’avais promis.
Ta mort fut juste celle que j’espérais, pour toi.
On aura beau me dire qu’il n’est de paradis
Que pour les âmes humaines, je n’y crois pas.
 
Dieu ne peut pas jeter sa création au feu.
Je veux croire que là où j’irai, à la fin,
Tu m’y attends déjà, avec les bienheureux.
Ma belle amie, Adieu, et je te laisse enfin.


18/03/2013
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